quinta-feira, 15 de outubro de 2009

APPARITION


Je vis un ange blanc qui passait sur ma tête;
Son vol éblouissant apaisait la tempête,
Et faisait taire au loin la mer pleine de bruit.
- Qu'est-ce que tu viens faire, ange, dans cette nuit?
Lui dis-je. - Il répondit: - Je viens prendre ton âme -
Et j'eus peur, car je vis que c'était une femme;
Et je lui dis, tremblant et lui tendant les bras:
- Que me restera-t-il? car tu t'envoleras. -
Il ne répondit pas; le ciel que l'ombre assiège
S'éteignait... - Si tu prends mon âme, m'écriai-je,
Où l'emporteras-tu? montre-moi dans quel lieu -
Il se taisait toujours. - O passant du ciel bleu,
Es-tu la mort? lui dis-je, ou bien es-tu la vie? -
Et la nuit augmentait sur mon âme ravie,
Et l'ange devint noir, et dit: - Je suis l'amour.
Mais son front sombre était plus charmant que le jour,
Et je voyais, dans l'ombre où brillaient ses prunelles,
Les astres à travers les plumes de ses ailes.

Victor Hugo (1802-1885)

quarta-feira, 2 de setembro de 2009

Quem nunca sentiu o tal do "spleen"?


O que é spleen? Não sei. Sei que li isso há anos num poema de Baudelaire, quando ainda estudava na Suiça. A princípio me pareceu um pouco mórbido, deprimente. Não entendi direito. A professora cansou de explicar, mas aquilo nunca me pareceu muito claro. O que será que ele quis dizer? Será que isso importa? Talvez. O mais importante é o que aquelas palavras despertaram em mim. Cada leitura dos versos do livro Les Fleurs du Mal se mostraram de forma diferente. Dependendo cada vez do meu estado de espírito. Coloco abaixo o poema LXXXI, com tradução de Pietro Nassetti.

[...]

Spleen

E quando pesa o céu, tal tampa grave e baça,
Sobre o espírito a gemer aos tédios e açoites,
E do horizonte enfim todo o círculo abraça,
Vertendo um dia negro e mais triste que as noites;

E quando a terra muda em úmida enxovia,
Em que a Esperança é como morcego perdido,
Onde sua asa vibra em medrosa agonia,
Roçando a cabeça por teto apodrecido;

E quando a chuva alonga estas linhas tamanhas,
Sempre a imitar as grades de vasta cadeia,
E o mudo tropel das infames aranhas
Em nosso coração estende a sua teia,

Os sinos se disõem com loucura a saltar,
Lançando para o céu o seu uivo horripilante,
Espírito que vai errante, sem ter lar,
E começa a gemer tão obstinadamente.

- E os carros funerais, sem música ou tambor,
Lentos passam por mim e a esperança destarte
Vencida, chora; e a angústia estorce-se de dor,
Sobre o meu crânio implanta o seu negro estandarte.

[...]

(BAUDELAIRE, Charles. As Flores do Mal. Editora Martin Claret, 2002, pg. 88-89)

Quem não conhece esse sentimento de angústia e desesperança? O dele, Baudelaire, está muito relacionado ao clima, ao inverno parisiense (ou outono, quem sabe). Mas nós sofremos no Brasil também essa angústia de não poder mudar as coisas. Não está relacionado somente ao clima, ou está? Quem vive a seca pode dizer alguma coisa sobre isso. Mas ver a desgraça, a pobreza, a violência, a morte por inanição, a falta de consciência das pessoas, o egoísmo, entre muitos outros fatores que vocês podem imaginar sozinhos. Para mim, o Spleen é um tipo de melancolia, de tristeza surda, que carregamos conosco a vida toda, pronta para aflorar em contraste aos momentos de alegria e entusiasmo que sentimos quando estamos felizes. E vcs, o que me dizem?

segunda-feira, 31 de agosto de 2009

Le Bateau Ivre

Arthur RIMBAUD (1854-1891)

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

quinta-feira, 27 de agosto de 2009

"Entre quatro paredes", Jean-Paul Sartre

Huis clos, em francês, é uma peça de teatro escrita por Jean-Paul Sartre no ano de 1944. Todos devem saber que a Segunda Guerra Mundial estava chegando ao fim. Mas as pessoas que viveram essa época ainda não sabiam. Os campos de concentração já haviam chegado ao conhecimento de boa parte da população mundial. A sociedade estava horrorizada, havia uma grande oposição ao genocídio e à arbitrariedade do regime, contudo ainda havia aqueles que apoiavam o regime e a idéia nazista. Na peça Huis Clos Sartre trás elementos importantes da sua teoria/filosofia existencialista, que está significada substancialmente no livro fundamental L'Être e le Néant (O Ser e o Nada), na pele de três personagens simbólicamente mortos e presos "para sempre" num quarto de hotel. Dizem que ele escreveu a peça numa sentada em um café de Paris. Impressionant! Esses personagens não se conhecem quando se encontram, mas rapidamente vão criando intimidade. E cada um no seu turno serve de carrasco para o outro. Temos Garcin, um jornalista covarde, Estela, a infanticida, e Inês, assumidamente má. Primeiramente, Sartre nos faz entender que somos condenados a ser livres. Por exemplo, Garcin pergunta à Inês se ele é mesmo um covarde. Ela responde: "mas eu não sei de nada, meu amor, eu não estou na sua pele. É você quem decide."

Ah! importante, esse lugar onde eles estão, supõe-se que é o inferno. Eles sentem que vão ficar lá por toda eternidade, juntos e dependentes uns dos outros. Então, Garcin, no climáx da peça e da sua loucura, compreende que está no inferno, e diz: "[...] Ah, vocês são só duas? Eu pensei que vocês eram em maior número. (Ele ri) Então é isso o inferno. Eu nunca poderia imaginar... Vocês se lembram: o enxofre, a fogueira, a grelha... Ah! Que brincadeira. Não há necessidade de grelha: o inferno, são os Outros (L'enfer, c'est les Autres)."

No prefácio de 1965, após severas críticas, ele se retruca explicando que nem todas as relações humanas são um inferno. O que ele quis demonstrar foi simplesmente a importância capital dos outros para cada um de nós. Essa relação entre eu e o outro, quando mal-sã pode realmente ser um inferno. Não quer dizer que toda vez o outro seja um inferno. Daí a responsabilidade de cada um usar sua liberdade e escolher o caminho que lhe é mais aprazível.

Além disso, ele mostra, através do absurdo (as pessoas são na verdade mortas-vivas, simbolicamente falando) a importância da liberdade em nossas vidas, ou seja, a importânica de mudar de um ato para outro. O termo mort-vivants (mortos-vivos) vem dessa afirmação da liberdade. Muitas pessoas caem na armadilha dos hábitos, dos costumes e da preguiça, são julgados e sofrem com isso, mas não fazem nada para mudar. É por isso que os três personagens estão presos num quarto do qual não querem ou não conseguem sair. Até aparece, num dado momento da peça, uma oportunidade em que a porta do quarto se abre, mas eles não saem, têm medo. Segundo Sartre, "L'homme s'installe dans le confort de la routine et oublie qu'il a de la liberté." (O homem se instala no conforto da rotina e esquece que é livre).

Cada um poderia mudar de rumo quando não estivesse feliz ou satisfeito com ele, somos livres para isso. Mas no caso de não mudarmos, é também um escolha livremente tomada. Deve ser por isso que ele disse que somos condenados a ser livres.